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Si le permis C (poids lourd) est indispensable pour conduire un camion, il n’est pas suffisant pour espérer sillonner les routes de l’Algérie du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest à bord d’un poids lourd. Le métier requiert des critères et des aptitudes car transporter de la marchandise demande de l’expérience, de l’attention et de la bonne conduite au volant. Une formation adaptée à ce type de pratique est impérative. Pour cela, Les conducteurs de véhicules, titulaires d’un permis de conduire de type C, D ou E, subiront six mois de formation, comprenant deux phases, l’une théorique et l’autre pratique. Les formations seront manifestement assurées par trois entreprises sélectionnées par le ministère des Transports. Il s’agit de la SNTR Formation, spécialisée dans la formation et le perfectionnement de la ressource humaine dans le domaine des transports, de la manutention et de la logistique principalement, l’Etusa et Naftal.  La formation sera sanctionnée par l’obtention d’un brevet professionnel avant d’exercer le métier de transporteur. Sachant que la décision relative à cette formation a été décidée dans la loi relative à la sécurité routière de 2001, et ce n’est que 16 ans plus tard que l’arrêté ministériel a été publié le mois d’août dernier et qu’il a été décidé d’entamer cette formation à partir de l’année en cours. Ainsi, deux millions de détenteurs de permis C (poids lourd) sont tenus de subir cette formation à la bonne aptitude de conduite en diplôme pour devenir des chauffeurs routiers.
Cette formation selon le président directeur général de la Société nationale de Transport routier (SNTR formation), Mohamed Araar, permettra aux conducteurs de camions et d’engins d’acquérir les standards requis pour cette fonction. Elle redonne, également, aux chauffeurs des engins lourds et camions l’aptitude de bonne conduite ainsi que les techniques et les moyens de sécurité routière permettant à même d’éviter de se comporter en potentiels criminels chauffards et éviter des catastrophes sur nos routes. «Il n’est pas routier qui veut. le métier requiert des critères, des aptitudes et des notions bien précises sur la partie réglementation car transporter de la marchandise demande de l’expérience, de l’attention et de la bonne conduite au volant » a-t-il indiqué.

Pour ce qui est de l’organisation, les représentants du ministère de tutelle au niveau des différentes wilayas ont à leur charge d’effectuer des visites régulières aux centres de formation afin d’évaluer sur place la situation globale dans laquelle se déroule celle-ci. Un constat doit être signé par ces inspecteurs confirmant que le centre répond bien aux conditions de délivrance de l’agrément. Par la suite, il est transmis au ministère des Transports en vue d’établir un agrément, délivré sur la base du constat en question, pour une durée de dix années renouvelable. Les conducteurs doivent se munir dorénavant, rappelle le nouveau code de la circulation suivant l’arrêté 49 du 21 août 2016, de ce brevet professionnel. Les transporteurs ont un délai de 36 mois pour s’inscrire à cette formation en vue de se conformer à cette nouvelle mesure. Parallèlement, les particuliers auront pour frais 45.000 DA approximativement, un tarif à confirmer. Tandis que pour les conducteurs poids lourds affiliés à des entreprises, ce sera à ces dernières de prendre en charge ce coût. Il sera fixé à titre individuel, à soustraire naturellement du budget de formation associé à chacun, soit 2%. Toutefois, si cette formation nouvellement instaurée a pour objectif officiel de s’adapter aux normes de sécurité et de conduite responsable, les pouvoirs publics n’ont pas investi une campagne de communication auprès des concernés. Un obstacle handicapant la généralisation de ce brevet, déplore la SNTR notamment. Ce manque d’information va évidemment au détriment des conducteurs, transporteurs et entreprises intéressés par cette disposition et qui ont un délai de trois ans pour s’allier à la nouvelle législation.
Le même responsable, a toutefois expliqué, qu’en tant que professionnel de la route, le chauffeur routier doit posséder une capacité de concentration exceptionnelle. Il devient ainsi obligatoire pour toute entreprise ou tout particulier exerçant dans le cadre du transport de marchandise ou des voyageurs.
 Kafia Ait Allouache

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